Croyance des parents et leurs conséquences

(selon A. Ellis et M. E. Bernard)
 
 
 
Le bouleversement émotionnel général des parents
 
1.
Mon enfant est susceptible de me contrarier.
 
2.
J’ai du mal à contrôler mes sentiments et mon chagrin.
 
3.
Lorsque les choses ne vont pas, l’un de nous se vexe.
 
4.
Mes enfants sont la cause de toutes mes tristesses. Ils doivent changer afin que je puisse me sentir mieux.
 
 
 
Alternatives rationnelles
 
1.
Je me crée moi-même mon stress émotionnel.
 
2.
Je suis la personne qui décide à quel point je suis contrarié par mon enfant.
 
3.
Etre trop agacé empire les choses.
 
4.
Avant que mon enfant ne change, je vais moi devoir faire quelques changements.
 
 
 
La colère des parents
 
1.
Les enfants devraient toujours et sans équivoque, se comporter correctement
 
2.
(p.ex. être motivés, travailler) et avoir une attitude correcte (p.ex. être gentils, pleins d’égards, intéressés)
 
3.
C’est horrible, terrible, affreux lorsque les enfants se comportent mal ou désobéissent à leurs parents.
 
4.
Mon enfant doit toujours se comporter comme je le souhaite.
 
5.
Mon enfant doit faire ce que je lui dis.
 
6.
Un enfant et l’attitude d’un enfant sont la même chose. Celui qui se comporte mal est mauvais.
 
7.
Mon enfant doit m’être respectueux en tout temps.
 
8.
Mon enfant devrait être plus dévoué.
 
 
 
Alternatives rationnelles
 
1.
La colère se traduit chez l’enfant par une crise de colère.
 
2.
Lorsque les parents s’énervent, ils sont ramenés au stade d’un enfant de quatre ans.
 
3.
Ne pas maintenir la discipline par la colère. La colère va rabaisser votre enfant et l’enfant, comme conséquence, développera une réaction malveillante.
 
4.
Se mettre en colère n’aide ni les parents ni leurs enfants ; la colère est au mieux une solution temporaire.
 
5.
Il n’est dit nulle part que lorsque les parents veulent quelque chose, cela doit assurément se produire ; les enfants sont des enfants, à savoir ignorants et espiègles.
 
6.
La colère génère fréquemment la colère et le ressentiment chez les autres.
 
7.
Ne jamais haïr l’enfant, mais seulement désapprouver ses actions.
 
 
 
La faible tolérance des parents à la frustration
 
1.
Etre parent ne devrait pas être si dur.
 
2.
Dans ma vie je dois avoir du plaisir et je ne peux supporter d’être frustré.
 
3.
C’est beaucoup plus simple de céder aux demandes et aux plaintes d’un enfant.
 
4.
Je ne supporte pas de douter de tout ce que je dis ou fait à/pour mes enfants.
 
5.
Les choses devraient toujours aller comme je l’entends et les gens devraient m’obéir.
 
6.
Je ne devrais pas subir de frustrations.
 
 
 
Alternatives rationnelles
 
1.
Il est plus facile de faire face à une tâche plutôt que de l’éviter.
 
2.
tolérer la frustration à court terme peut amener à une tolérance à long terme.
 
3.
Etre parent est souvent très difficile.
 
4.
Afin de devenir un bon parent, je dois parfois faire des choses qui me déplaisent.
 
5.
Je suis capable de tolérer une grande frustration associée à mon enfant et à son attitude.
 
 
 
La dépression parentale
 
1.
Lorsque je ne me comporte pas comme je pense , qu’un bon parent devrait être (p.ex. être inquiet constamment, résoudre tous les problèmes de mon enfant), je me sens mauvais en tant que parent.
 
2.
Si mon enfant se comporte mal fréquemment, c’est terrible et je suis un mauvais parent.
 
3.
Si mon enfant pense que je suis un mauvais parent, je ne vaux plus rien.
 
4.
Ma valeur en tant que personne dépend de la conduite de mon enfant.
 
5.
Mon estime de soi est directement liée avec ce que je fais en tant que parent. Je n’ai donc pas intérêt à faire d’erreurs.
 
6.
Mon enfant a tellement de problèmes, que je me sens dévalorisé.
 
7.
Je suis un mauvais parent pour m’être fâché contre lui, alors qu’il ne peut pas résoudre lui-même ses problèmes.
 
 
 
Alternatives rationnelles
 
1.
Ne jamais se blâmer soi même ni blâmer les autres pour quoi que se soit.
 
2.
Les parents se rendent exécrables, pas leurs enfants.
 
3.
Les difficultés des enfants ne sont pas pires que celles des parents, et restent proportionnelles.
 
4.
La conduite d’un parent, ne définit pas sa valeur en tant que personne.
 
5.
La conduite d’un enfant ne détermine pas la valeur d’un parent en tant que personne.
 
 
 
La culpabilité parentale
 
1.
L’adversité (infortune) passée ou présente est tellement dure et déplaisante que mon enfant ne peut pas avoir une vie normale. La réparation pour cette adversité (infortune) doit se poursuivre.
 
2.
C’est terrible pour mon enfant de souffrir. Je dois empêcher cela à tout prix.
 
3.
Je suis la cause des problèmes de mon enfant.
 
4.
Si je fais une erreur, cela va indubitablement affecter mon enfant.
 
5.
J’aurais pu et j’aurais du faire quelque chose pour éviter le handicap de mon enfant.
 
6.
Je suis responsable de pratiquement tout ce qui arrive à mon enfant.
 
7.
Mon enfant est défavorisé par ma propre incompétence.
 
8.
Je dois toujours agir de manière juste pour mon enfant.
 
 
 
Alternatives rationnelles
 
1.
Les parents ne sont pas la seule source de problèmes que peuvent avoir les enfants.
 
2.
Les parents ne peuvent pas être tout puissants face aux mauvaises choses qui peuvent arriver.
 
3.
Les enfants peuvent surmonter beaucoup de leurs difficultés.
 
4.
Les enfants peuvent tolérer la frustration.
 
5.
Si les parents en avaient su plus, est-ce qu’ils auraient pu en faire plus. ?
 
6.
Alors qu’il est préférable d’être des parents parfait, il n’y a aucune loi universelle qui stipule qu’il faut l’être. Les parents peuvent faillir et font des erreurs en élevant leurs enfants. Ils ne méritent pas d’être condamné ou puni pour autant.