les dépendances
Il existe différentes dépendances : tabac, alcool, cannabis, héroïne, cocaïne, amphétamines, ecstasy et LSD, produits de substitution (méthadone, buprénorphine), anxiolytiques, café, chocolat, troubles alimentaires, hyperphagie et obésité, boulimie, anorexie mentale, achat compulsif, vol compulsif, jeu pathologique, sport pathologique, travail pathologique.
« Dépendre de » c’est être sous la domination, sous l’emprise.
Une dépendance se révèle lorsque l’absence d’un certain comportement, par ailleurs régulier et répétitif, provoque un manque ou un malaise important, conduisant inéluctablement à reproduire ce comportement.
Les dépendances se traduisent par :
- des effets bénéfiques à court terme (plaisir, soulagement d’une tension)
- l’installation progressive de l’impossibilité de se passer du comportement avec généralement un phénomène de tolérance accompagné d’une augmentation des doses
- des conséquences à long terme touchant la santé, la vie relationnelle et sociale, plus ou moins graves dans chacun des domaines en fonction de l’addiction concernée.
Les dépendances sont multiples et la dépendance d’une personne n’est pas celle d’une autre. Les conduites à tenir pour s’en sortir doivent donc être taillées sur mesure.
La thérapie cognitivo-comportementale propose le fil rouge suivant :
Tout d’abord, l’analyse fonctionnelle permet de recueillir les informations et les organiser de manière utile pour sortir de la dépendance, en posant six questions fondamentales :
- description précise des produits et comportements concernés
- avantages et inconvénients de la conduite addictive
- ambivalence de sa conduite addictive
- les situations à risque
- les conséquences du comportement addictif à court, moyen et long terme
- les solutions déjà employées pour tenter de mettre fin à la dépendance
Les réponses à ses questions sont complétées par l’histoire personnelle de la dépendance et la mise en exergue de cercles vicieux de la dépendance.
Ensuite, deux sortes d’outils permettent un arrêt de la dépendance :
Les méthodes comportementales qui permettent de mieux faire face aux situations à haut risque de comportement addictif et de développer des activités alternatives utiles grâce au contrôle du stimulus, à l’exposition aux situations à haut risque, à la relaxation et à la désensibilisation, à la recherche et à l’entraînement de techniques alternatives, à occuper son temps, à faire face aux problèmes et à les résoudre et à l’affirmation de soi.
Les méthodes cognitives qui permettent de modifier des pensées automatiques, des processus et croyances de base, quand ceux-ci participent au maintien de l’addiction.
Si on est dépendant d’une substance ou d’un comportement, il est important de décider de l’arrêter totalement, les reprises modérées entraînant, dans la très grande majorité des cas, une rechute complète. Le sevrage est à mettre en place lorsque l’on se sent prêt et que les conditions sont bien définies (où, quand, comment, avec qui).
La rechute est la règle et non pas l’exception. Elle survient soit brutalement et rapidement, soit insidieusement. Il est possible d’agir au moment du risque maximum de reprise, par des conduites d’échappement ou d’alternatives ou après la première reprise, en prenant conscience des maximisations (« je n’y arriverai jamais « ) et minimisations (« ce n’est pas bien grave ») possibles et en les modifiant dans un sens réaliste.
Ajoutons qu’apprendre tout seul peut parfois être plus difficile qu’avec des personnes ou des services compétents. Donc, ne pas hésiter à se renseigner ou à consulter !

