Harceleurs et victimes

I. Les harceleurs possibles

 A. Le perfectionniste externe

1. Ses critères sont élevés

Il doit rester « au-dessus du panier », car l’affrontement direct pourrait le conduire au doute, ce qui n’est pas concevable dans sa stratégie (risque de perdre la face, le pouvoir).

2. Son attention est portée aux détails

Il ne laisse pas une miette aux autres. Il veut tout contrôler. Il maintient un type relationnel cadré qu’il sait pouvoir diriger.

3. A un grand respect des règles

« Je suis dans la légalité officielle, ce qui accrédite mon autorité de chef. » (Implicitement, cela justifie le droit de manipuler).

4. Ne recherche pas consciemment les conflits

Interprétation : le manipulateur n’a pas une conscience claire de son SURMOI, et le MOI va ignorer le CA.

5. Réagit en attaquant, car ses émotions prennent le dessus

Difficultés à maîtriser ses émotions. Alors il attaque pour provoquer celles des autres, ce qui le dispense de livrer les siennes. Ainsi garde-t-il le contrôle de la relation, d’autant mieux que les autres seront perturbés et fragilisés dans leurs capacités d’élaborer des réponses pertinentes.

6. Répugne à faire confiance

Faire confiance est aussi accepter de s’ouvrir, de montrer ses faiblesses. Là, de nouveau, il fuit ce type d’échange, considérant qu’il est réducteur pour sa position de chef (il perd le pouvoir, la possibilité de manipuler).

7. Exige énormément des autres sans même s’en rendre compte

Cela confine à une attitude « psychorigide », assimilable à un état dépressif réactionnel inconscient (donc non élaboré).

8.  Est un excellent chef (ou organisateur)

Cela reste vrai pour autant que ses « sujets » acceptent ce comportement de   dirigent parfait. Auquel cas, cela lui assure l’impunité requise pour manipuler sans crainte.


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